VIVRE
EN OUGANDA
Questions
de santé
De bonnes
mesures d’hygiène
L’arrivée
dans un pays d’Afrique, comme l’Ouganda, demande quelques précautions
à connaître et quelques réflexes à prendre, afin d’éviter de nombreux
désagréments :
- Se
laver soigneusement les mains avant de passer à table et après
tout passage aux toilettes (c’est une bonne habitude valable partout).
Le cas échéant, assurez-vous que votre personnel a ces bonnes
habitudes.
- Avec
la poussière et la chaleur, toutes les petites plaies doivent
être soigneusement désinfectées, protégées et surveillées.
- Boissons :
Consommer
l’eau ou les boissons vendues dans des emballages scellés (bouteilles,
canettes..). Il conviendra de s’assurer que l’emballage est bien
intact et de veiller à ce que le contenant des boissons soit propre.
- faire bouillir l'eau et la filtrer selon les régions, utiliser
au besoin des pastilles d'hydrochlorazone.
- boire
de préférence de l'eau minérale (on en trouve partout en Ouganda)
ou des boissons industrialisées, genre soda.
- dans
les restaurants, refusez l'eau en carafe et vérifier que la bouteille
d'eau n'a pas déjà été ouverte.
- buvez
confiant tout ce qui est thé ou café, à partir du moment où ils
ont été préparés avec de l'eau bouillie et filtrée.
- les
fruits pressés (boissons rafraîchissantes, réhydratantes, pleines
de vitamines et de sels minéraux) ne sont pas dangereux à condition
qu'ils ne soient pas coupés avec de l'eau... non filtrée !
- attention
aux glaçons, rarement faits avec de l'eau stérilisée.
Pour
la préparation des biberons, il est conseillé d’utiliser de l’eau
en bouteille ou de l’eau traitée dans des conditions d’hygiène strictes.
À
la maison, il est vivement conseillé de purifier et de filtrer l’eau,
il existe différentes méthodes :
La
faire bouillir (15 minutes) et la laisser refroidir dans un récipient
propre et couvert.
La
désinfecter de manière chimique (teinture d’iode, chlore, Micropur®,
Aquatabs®, hydrochlonazone…).
La
filtrer (filtre type Katadyn®).
Il
est efficace aussi de laver les fruits et légumes au permanganate
ou avec du Milton®.
Changement
de climat
Le
problème est justement que le climat ne change pas (cf présentation).
L’Ouganda a le temps de l’Anjou lors de la douceur. Oubliez les
cache-nez et les manteaux, prévoyez cependant une petite laine pour
certains soirs car les soirées sont longues, la nuit tombant tous
les jours inexorablement et rapidement entre 7 heures et 7 heures
et demie.
Les maladies
les plus fréquentes en Ouganda
Avec
un tel climat, les « petites » maladies coutumières (grippe,
rhumes,…) sont assez peu fréquentes. En règle générale, on est assez
peu malade en Ouganda mais, quand cela tombe, ça tombe fort. Il
n’y a rien de banal dans les infections contractées dans le pays ;
le risque de paludisme est en effet présent un peu partout surtout
près des lacs, domaine d’autre part privilégié de la bilharziose.
Les infrastructures hospitalières ne sont pas très au point, les
transfusions sanguines pas trop sûres. En cas de maladie grave,
l’évacuation sanitaire est un impératif. Elle s’effectue en général
vers le Kenya, l’Afrique du Sud ou la France en liaison en fonction
de la gravité du cas et de votre assurance rapatriement.
En
règle générale et de bon sens, une bonne hygiène alimentaire et
sanitaire réduit les risques. Il n’existe pas de problèmes de pénurie
à Kampala. L’usage des conservateurs est limité ; il est possible
de trouver et de se faire livrer des bonbonnes de 20 litres d’eau
minérale qui alimentera votre fontaine à eau (par pompe à main ou
distributeur automatique) ; il est préférable enfin de faire
sécher le linge à l’intérieur de la maison pour éviter que les mouches
du manguier dépose leurs œufs. Il vous sera cependant difficile
en certaines circonstances de refuser une brochette de nyama-choma
(viande de chèvre grillée) et malgré tout, les « cinq grands »(ABPST)
peuvent vous importuner. Regardons cela par ordre alphabétique.
A
comme amibiase
L’Entamoeba
est un parasite du côlon humain ("gros intestin"), principalement
rencontré chez les voyageurs en pays tropicaux, lors d'un long séjour
s'effectuant dans de mauvaises conditions d'hygiène.
Cycle :
L’Entamoeba est éliminé dans les déjections fécales des sujets
parasités sous la forme de kystes, très résistants et pouvant survivre
plusieurs semaines dans les milieux extérieurs humides.
La
transmission se fait directement par les mains sales ou indirectement
par les eaux ou aliments souillés... jusqu'à notre tuyauterie digestive
où la bête reprend son cycle.
-
Les symptômes : digestifs, à savoir diarrhée avec des glaires
et/ou un peu de sang (sans fièvre en général), douleurs abdominales.
L'amibiase hépatique (atteinte du foie) peut accompagner ou succéder
(jours, semaines ou mois) l'atteinte colique, occasionnant une fièvre
élevée ainsi qu'un gros foie douloureux.
-
Excepté en cas d'amibiase hépatique évoluée, les traitements
sont efficaces et le pronostic très favorable.
-
Prévention : pas de médicaments ; buvez beaucoup d'eau salubre,
lavez les crudités, pelez les fruits et lavez-vous les mains fréquemment.
B
comme bilharziose
Les
bilharzies (ou shistosomes) sont des parasites en forme de vers
; cinq espèces différentes sont responsables d'infestations chez
l'homme.
Cycle
du parasite : le sujet infesté élimine les œufs des shistosomes
adultes dans le milieu extérieur soit par les urines, soit par les
selles. Dans l'eau, les œufs éclosent et libèrent un embryon qui
pénètre dans un petit mollusque, spécifique pour chaque espèce de
shistosome.
Un
mois plus tard, ce mollusque libère dans l'eau des larves qui infesteront
l'homme en pénétrant la peau, puis gagneront différentes parties
de l'organisme par la circulation sanguine (foie, intestin, vessie,
rate...), où elles poursuivront leur maturation pendant 2 mois jusqu'à
la forme adulte, permettant l'accouplement et la libération de la
progéniture vers l'extérieur... et la boucle est bouclée !!!
La
parasitologie, comment ça marche : on connaît le cycle, alors
on connaît la maladie !
-
les symptômes rencontrés lors de l'infestation, dont les premiers
apparaissent en moins de 6 semaines, correspondent aux localisations
du parasite :
- dans la peau : rougeur et/ou prurit («grattage") au
point d'entrée par la peau
- dans le sang : signes généraux : fièvre, maux de tête...
-
dans la vessie : infections urinaires, un peu de sang dans
les urines
-
dans les intestins : diarrhées, douleurs abdominales, sang
dans les selles...
En
Afrique intertropicale, 3 espèces de bilharzies sont principalement
rencontrées, occasionnant en majorité des signes urinaires et/ou
digestifs.
Mieux
vaut prévenir que guérir... : bien que les traitements anti-parasitaires
soient efficaces et que le pronostic reste très bon quand la bilharziose
est traitée précocement, il est préférable d'éviter le contact avec
une eau potentiellement infestée. - bilharziose : Ne marchez
pas pieds nus sur les rives des lacs ou cours d'eau, évitez la balade
romantique pieds nus dans 10 cm d'eau sur les bords du lac Victoria.
Ne vous baignez sous aucun prétexte dans des eaux stagnantes (marigots,
rivières, rivages des fleuves, trous d'eau, piscines insalubres),
paradis des parasites, même s'il fait très chaud et que la tentation
est grande. Profitez des très belles piscines disponibles dans le
pays.
À
noter que certains utilisent les traitements anti-parasitaires comme
moyen de prévention : cette attitude n'est pas reconnue par l'OMS.
P
comme paludisme
(ou
malaria en anglais) : petit parasite attaché aux globules rouges et pouvant être
très destructeur (première cause de mortalité dans le monde actuellement).
Vecteur : ce sympathique moustique qu'est l'anophèle femelle
se nourrit de notre sang principalement pendant la nuit pour alimenter
sa progéniture ; c'est lors de la piqûre qu'elle nous transmet le
parasite. Il existe quatre espèces de parasite. Le Plasmodium
falciparum transmet la forme de la maladie la plus aiguë et
la plus grave. La malaria à forme cérébrale affecte le cerveau et
provoque confusion, léthargie ou des crises d’épilepsie. Le temps
d’incubation après une piqûre d’insecte est de 7 à 15 jours.
Comment
éviter le paludisme :
- comme
il n’est pas recommandé de suivre une prophylaxie sur une longue
période, le meilleur remède est d’éviter de se faire piquer. Comme
les moustiques apparaissent à la tombée de la nuit et disparaissent
au lever du jour : portez pantalons, chaussettes et manches
longues le soir, armez-vous de produits anti-moustiques, dormez
sous une moustiquaire.
- ne
prenez des médicaments que sur prescription médicale : le
remède miracle est actuellement à base d’artemisia, plante originaire
de Chine qui pousse sous presque tous les climats. En préventif,
prenez une semaine avant votre départ dans des zones impaludées
de la Tolexine ou de la Malarone plutôt que du Lariam, qui est
très souvent mal toléré.
Les
symptômes les plus courants sont semblables à ceux de la grippe :
fièvre élevée, frissons, courbatures, maux de tête... Si cela vous
arrive, ne traînez pas : direction le service des urgences
et une analyse de sang (goutte épaisse) pour la détection du paludisme.
Si cela vous arrive en Europe, indiquez à votre médecin que vous
venez d’une zone impaludée. Si vous avez besoin de calmer vos inquiétudes
(et avez appris à lire les tests), sachez que des tests sont disponibles.
S
comme sida
Est-il
besoin de préciser que ce fléau est très présent dans cette région
du monde.
T
comme typhoïde
La
fièvre typhoïde (vaccin disponible) est une infection bactérienne
à salmonelle provoquant une septicémie. La contamination se fait
par l’ingestion de boissons ou aliments (crus ou peu cuits) souillés
par les selles infectées. L’incubation dure entre 8 et 15 jours.
Les
symptômes les plus fréquents : une fièvre très élevée, des
nausées, une diarrhée importante, une fatigue générale, une perte
importante d’appétit. Dans les cas avancés, le malade peut présenter
des troubles graves de la conscience (Tuphos).
Le
traitement antibiotique est parfaitement efficace.
La
prévention de la fièvre typhoïde est similaire à celle de la turista.
Une
bonne assistance en cas de pépin
Face
à la pléthore de sociétés d'assistance qui existent aujourd'hui
sur le marché, voilà quelques critères impératifs auxquels celle
à laquelle vous allez souscrire devra impérativement satisfaire :
- une
permanence téléphonique 24 heures sur 24 toute l'année.
- un
standard pouvant en quelques secondes vous mettre en relation
avec le service désiré : responsable d'assistance, médecin,
technicien automobile.
- des
équipes de médecins avec du matériel approprié.
- un
réseau de correspondants dans tous les pays qu'elle couvre.
Nous
vous recommandons deux adresses :
Europ
Assistance
1,
promenade de la Bonnette - 92230 Gennevilliers.
Tél : 01 41 85 85 84 - Fax : 01 41 85 85 15.
Mondial
Assistance
2,
rue Fragonard - 75807 Paris cedex 17
Tél :
04 40 25 52 04 - Fax : 01 40 25 52 09
Vaccins
On
ne plaisante pas avec les vaccinations. Surtout, évitez de vous
fier à ce qui est exigé par les autorités. Certaines ne demandent
aucun des vaccins en réalité nécessaires ! Et ne vous y prenez pas
au dernier moment : les calendriers de vaccination sont souvent
compliqués et exigent parfois qu'on s'y prenne plusieurs semaines
à l'avance...
Les
vaccins recommandés pour les adultes par le Comité d'informations
médicales (CIMED) de la Maison des Français de l'étranger sont :
- Fièvre
jaune (Obligatoire) valable 10 ans, il est souvent demandé à l’entrée
en Ouganda et porté sur le carnet international de vaccination.
-
Hépatite A
-
Hépatite B
-
Typhoïde
-
Poliomyélite
-
Méningococcique A+C
-
DTP (diphtérie-tétanos-polio) à jour (obligatoire en France)
-
IDR : Intra-Dermo Réaction à la tuberculose positive
Tous
les vaccins classiques se trouvent en Ouganda (BCG, etc.). Cependant,
si vous avez commencé un schéma de vaccination hors d'Ouganda, il
est conseillé de venir avec ses propres doses.
Se soigner
|
Les hôpitaux et services d’urgence
Les
services médicaux ne sont pas des plus performants en Ouganda.
Deux cliniques privées présentent cependant de bonnes garanties :
International
Hospital Kampala
4686,
Kisugu – Namuwongo
Tél :
(0312) 200 400 (24/24)
Nouveau,
moderne, extrêmement bien équipé, cette clinique possède
un service d’ambulance et peut même assurer des secours
par hélicoptère.
The
Surgery (Dr. Stockley)
2,
Acacia Avenue – Kololo
Tél :
(041) 256 003 (24/24)
Les ambulances
À
Kampala
International
Hospital (Dr Clarke)
Tél :
0772 200 400/1
The
Surgery (Dr Stockley)
Tél :
0752 756 003
Les
services d’urgence à Kampala peuvent organiser des rapatriements
sanitaires vers le Kenya. Au besoin, nous vous indiquons
les numéros où il est possible de contacter directement
ces services au Kenya.
AMREF
Flying Doctors Service
Wilson
Airport, off Langata road
Tél :
31 54 54-55 / 60 24 92 / 33 68 86 / 60 00 90 / 60 08 33
/ 60 67 43 / 60 0552 / 60 50 93 / 60 06 65 / 60 39 88 /
34 54 54-55 /
Portable :
0722 31 42 39 / 0733 63 90 88
Les pharmacies
Astra Pharma
8, Wilson Road – Tél (041)347 341
Silverback
Lugogo Mall
Pharmacie de Quality Hill
Ggaba Road
Gilead Pharmacy
Muyenga
Rooad - Kabalagala
Les dentistes
Dr Okello Aliker
14, Bukoto Street – Tél :
(041) 531 259
Pan Dental Surgery
67, Buganda Road – Tél : (041) 252 525
Dr Musawwir Ahmad
3, Entebbe Road – (041) 256 880
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