VIVRE
EN OUGANDA
Impôts
Salariés
du secteur privé
Imposition
en France
Lorsqu’ils
conservent leur domicile fiscal en France, par exemple parce que
leur foyer familial y reste fixé, les salariés français envoyés
en mission à l’étranger sont normalement passibles de l’impôt en
France sur l’ensemble de leurs revenus, y compris la rémunération
de leur activité à l’étranger. Mais ils bénéficient de dispositions
spéciales dont l’application est subordonnée à la condition que
le salarié soit envoyé à l’étranger par un employeur établi en France.
Peu importe que la rémunération soit versée en France ou à l’étranger
et qu’elle soit supportée par l’entreprise installée en France ou
par l’un de ses établissements ou filiales à l’étranger.
La
rémunération de l’activité à l’étranger est entièrement exonérée
de l’impôt français sur le revenu dans deux cas (Code général des
impôts, art. 81) :
- Lorsqu’elle
est soumise, dans l’État où s’exerce l’activité, à un impôt sur
le revenu au moins égal aux deux tiers de celui qu’elle supporterait
en France.
- Lorsqu’elle est versée en contrepartie
de l’exercice d’une activité à l’étranger pendant une durée supérieure
à 183 jours au cours d’une période de douze mois consécutifs,
qui peut être « à cheval » sur deux années civiles. Dès lors qu’ils
se rapportent à l’activité étrangère, les congés de récupération
et les congés payés sont pris en compte, ainsi que les congés
pour accident du travail ou pour maladie. Mais l’activité à l’étranger
doit entrer dans l’une des catégories suivantes :
- chantiers
de construction, au sens large de chantiers de tous travaux publics
ou chantiers de montage ; installation, mise en route et exploitation
d’ensembles industriels, prospection et ingénierie y afférentes,
notamment études préliminaires,
- prospection,
recherche ou extraction de ressources naturelles : produits
du sol et du sous-sol ou produits de la mer,
- prospection
de la clientèle de certains marchés commerciaux, lorsqu’elle conditionne
réellement l’implantation de sociétés françaises à l’étranger,
et restauration des personnels d’un chantier de construction.
Pour
calculer le taux de l’impôt dû en France sur les revenus autres
que la rémunération exonérée en vertu des deux conditions ci-dessus,
on retient l’ensemble des revenus, imposables et exonérés :
c’est la règle dite du « taux effectif ». Mais on fait abstraction
des avantages particuliers liés à l’expatriation.
Lorsque
les exonérations ci-dessus ne sont pas applicables, la rémunération
de l’activité à l’étranger n’est imposable en France qu’à concurrence
de celle que le bénéficiaire aurait eue en France pour la même activité.
Les suppléments de rémunération (majorations de salaires ou de commissions,
primes ou indemnités journalières destinées à compenser les sujétions
liées à l’éloignement familial ou aux difficultés de travail dans
certains pays) ne sont pas imposés, dès lors que le contribuable
apporte la preuve du lien entre ces suppléments et sa mission à
l’étranger. Cette exonération partielle est accordée pour les séjours
prolongés aussi bien que pour les missions de courte durée. En revanche,
l’administration la refuse pour les réunions périodiques à l’étranger,
internes au groupe de sociétés auquel appartient l’entreprise, tels
les déplacements au siège de la société mère.
Quel
que soit le régime applicable pour l’impôt sur le revenu, si le
salarié a conservé son domicile fiscal en France, il est assujetti
à la CSG et à la CRDS sur l’ensemble de ses revenus perçus à l’étranger.
Imposition
en Ouganda
Le
barème de l’impôt en Ouganda était le suivant :
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Revenu
|
Imposition
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jusqu’à 130 000 Ushs (56 €)
|
pas d’imposition
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de 130 000 à 235 000 Ushs (100
€)
|
10 % du montant qui excède 130.000
Ushs
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de 235 000 à 410 000 Ushs
(176 €)
|
une base fixe de 10 500 Ushs
(4,5 €) plus 20 % du montant qui excède 235.000 Ushs
|
|
salaires supérieurs à 410 000
Ushs
|
base fixe de 45 000 Ushs (20
€) plus 30 % du montant qui excède 410 000 Ushs.
|
Les
sociétés doivent remplir les imprimés IR2C (Fiscal return of
income). Elles sont imposées sur leur période comptable, clôturée
pendant l’année fiscale. Elles doivent faire une estimation de leurs
profits pour l’année, dont 50 % seront payés à l’URA. Les sociétés
peuvent arrêter leur état financier au moment où elles le souhaitent.
Les déclarations fiscales doivent se faire au plus tard quatre mois
après cet arrêt.
Pour
tout renseignement :
Uganda
Revenue Authority
Siège
: Nakawa Industrial Area – P.O.Box 7279.
Tél :
9041) 334 000/1 –10 – Courriel : prte@ura.go.ug
Site
internet : www.ugrevenue.com
Fonctionnaires
La
règle générale est que les agents de l’État qui exercent leurs fonctions
ou sont chargés de mission dans un pays étranger sont considérés
comme ayant leur domicile fiscal en France lorsqu’ils ne sont pas
soumis, dans leur pays d’affectation, à un impôt personnel sur l’ensemble
de leurs revenus.
Dans
ce cas, les fonctionnaires sont imposables en France sur leurs revenus.
Un régime particulier s’applique toutefois à leur rémunération puisque
l’on retient seulement les sommes qu’ils auraient perçues s’ils
étaient restés en France ; les suppléments liés à l’expatriation
(et notamment la prime d’éloignement et les indemnités destinées
à couvrir des dépenses spéciales) sont exonérés.
Le
lieu d’imposition des fonctionnaires en service à l’étranger est
au Centre des impôts des non résidents, 9, rue d’Uzès, 75094 PARIS
Cedex 02.
Source :
Vos droits votre argent 2005, Paris : Editions Francis
Lefebvre, 2005.
Renseignements
sur Internet : www.impots.gouv.fr/
Avocats
Bitangaro
& Co (Avocat de l’ambassade de France)
34,
Clement Hill Road – Nakasero – Kampala
Tél :
(041) 259 281 – Couriel : bitadvoc@spacenet.co.ug
Demander
Paul Karemera
Nangwala,
Rezida & co. Advocates
7/9
buganda road – Nakasero - Kampala
Tél
: (041) 234 418 et 0712454375
Birungi,
Barata & Associates
Crusader
House - 3, Portal Avenue
P.O.Box
21086 - Kampala.
Byenkya
Kihika & Co. Advocates
Spear
House - 22, Jinja Road
P.O.Box
16401 - Kampala.
Didas
nkurunziza
Rwenzori
courts – 1, Lumumba Avenue
P.O.Box
5987 - Kampala
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