À
KAMPALA ET AUX ALENTOURS
Kampala
L’origine
de Kampala remonte au XIXème siècle quand le Kabaka
(roi du Buganda) installa sa cour sur les collines de Rubaga et
de Mengo. Son nom provient de l’expression "kasozi k'empala",
signifiant "la colline aux antilopes". Kampala s’étendait
à l’origine sur sept collines.
Les
sept collines
Mengo
Mengo
est la colline avec la plus vieille histoire politique et religieuse.
La légende veut qu’elle ait été occupée en premier par des immigrants
venant des îles Ssese. On y trouve le palais du Kabaka (appelé aussi
Lubiri) ainsi que sa résidence. À côté, le lac du palais
du Kabaka, creusé dans les années 1880.
Namirembe
À
côté de la précédente, cette colline, dont le nom dérive du mot
luganda “mirembe” signifiant “paix” servait de lieux de célébration
lors des victoires. Elle héberge deux des sites les plus importants
de la ville : les tombes de Kasubi qui abritent les sépultures
de rois du Buganda et la cathédrale anglicane Saint Paul, siège
de l’Eglise d’Ouganda jusqu’en 1960.
On
y trouve aussi l’hôpital Sir Albert Ruskin Cook – qui fut le premier
hôpital construit dans le pays (connu aussi sous le nom de Mengo
Hospital) - et le Bulange, le parlement du Buganda
Kampala
(Old Kampala)
Ancien
noyau commercial de la ville, la colline de Kampala est maintenant
dominée par la Grande mosquée – une des plus grandes de l’Afrique
de l’Est - achevée tout récemment grâce à l’aide de la Libye. On
y trouve d’anciennes maisons de commerçants, leurs résidences (très
souvent dans le style indien) ainsi que Fort Lugard House,
bureaux du premier gouverneur de l’Ouganda.
Makerere
Cette
colline abrite l'université de Makerere qui fut la première université
du pays (et de l’Afrique de l’Est) et demeure la plus grande d'Ouganda.
À l’origine une école technique (1922), elle devint en 1963 l'Université
de l'Afrique de l'Est, proposant des cours menant aux diplômes
généralistes de l'Université de Londres. Université nationale indépendante
en 1970, l'Université de l'Afrique de l'Est se divisa en
3 universités indépendantes : l'Université de Nairobi,
l'Université de Dar es Salam et l'Université de Makerere.
Elle fut longtemps la meilleure université d’Afrique. Aujourd'hui,
Makerere possède 22 facultés, instituts et écoles proposant des
programmes pour environ 33 000 étudiants.
Tous
les présidents ougandais (même Idi Amin et Tito Okello – qui se
vantait d’être analphabète – y furent inscrits en cours d’anglais !)
furent à un moment ou un autre dans ses murs. Elle fut le lieu d'étude
de plusieurs leaders africains d'après l'indépendance, dont les
anciens présidents tanzaniens Julius Nyerere et Benjamin Mkapa et
l'actuel président kenyan Mwai Kibaki. Quelques écrivains africains
parmi les plus éminents : Nuruddin Farah, Ali Mazrui, David
Rubadiri, Okello Oculi, Ngugi wa Thiongo, John Ruganda ainsi que
l’écrivain américain Paul Theroux passèrent par l’Université de
Makerere à un moment de leur carrière.
Nakasero
Moins
historique que les autres, la colline de Nakasero est devenue aujourd’hui
le cœur de la ville. Elle héberge en son sommet le Palais présidentiel,
les ministères et grandes institutions nationales, le quartier des
affaires, la plupart des ambassades (dont celles de Belgique et
de France), les grands hôtels (Serena, Sheraton et bientôt Hilton).
Au bas de la colline, vers Old Kampala, se trouvent de grands marchés
(Owino) et la « gare routière » d’où partent la plupart
des bus et des matatu. De l’autre côté, se trouvent le golf
et l’important centre d’achat de Garden City (supermarché Uchumi,
cinéma, salle de jeux, bowling,…).
Kololo
Située
un peu à l’écart des autres et séparée de Nakasero par le parcours
de golf (Kampala est une des rares villes au monde à avoir un 18
trous en centre ville), la colline de Kokolo fut à l’origine le
lieu d’emprisonnement par les Anglais du chef achioli Rwot Awish.
Le nom viendrait de l’expression achioli « kololo »,
« je me sens seul ». Même si une installation militaire
occupe toujours le sommet de la colline, Kololo est devenu le lieu
résidentiel par excellence : belles maisons et résidences d’ambassade
(ce qui n’est pas contradictoire) y sont foison. En bas de la colline,
le Kololo Airstrip, ancien aérodrome, est aujourd’hui utilisé
pour les parades.
Les
autres collines
Buziga
Colline
résidentielle un peu éloignée du centre ville, elle domine le lac
Victoria et le secteur de Munyonyo.
Kibuli
Kibuli
est la colline historique des musulmans. Propriété du Prince Badru
Kakungulu, ce dernier fit don du sommet pour édifier la mosquée
et l’hôpital qui y sont encore actuellement. À ses pieds, se trouve
le quartier industriel.
Nsambya
Connue
aussi sous le nom de Mill Hill fathers, d’après le nom des
missionnaires catholiques anglais arrivés en 1895 pour installer
le Vicariat du Haut Nil, cette colline est occupée par les Pères
blancs depuis 1879. Ils y ont d’ailleurs toujours leur centre, le
Centre Lourdel qui propose une messe en français une fois tous les
quinze jours. Elle héberge de nombreux centres de missions, des
écoles, des hôpitaux, un marché aux meubles et… l’ambassade des
Etats-Unis.
Muyenga
(Tank Hill)
Cette
colline est une des rares dont le sommet (point de prestige) ait
été destiné à un usage industriel : des réservoirs pour l’alimentation
en eau de la ville. Colline essentiellement résidentielle dominant
le lac Victoria.
Mutungo
Colline
au sud-est de Kampala qui s’urbanise rapidement. Elle domine sur
un côté le stade Mandela et de l’autre la prison de Luzira et le
quartier de Bugolobi.
Mbuya
Cette
colline surtout résidentielle et une des rares où la forêt ait été
préservée (sur un côté seulement) est aussi le (saint) siège de
la Nonciature apostolique.
Naguru
(Antenna Hill)
La
plus haute colline de Kampala (1320 mètres) s’urbanise à toute vitesse.
Elle est surmontée par les plus hautes antennes de la ville et séparée
de Kololo par la voie (assez) rapide de Lugogo by pass.
Kikaya
Colline
dominée par le temple bahâ'í dont la construction s’est achevée
en 1961. La secte a décidé de construire une « maison d’adoration »
sur chaque continent. Il y en a actuellement sept dans le monde
(une huitième est en construction au Chili) : Haïfa (le centre
spirituel de la secte), Wilmette (près de Chicago), New Dehli, Sydney,
Langenheim (près de Francfort), Panama, Samoa et le temple de Kampala,
qui est pour les membres de cette secte, le temple mère de l’Afrique.
Ces temples – et celui de Kampala n’échappe pas à la règle - doivent
être construits selon des critères particuliers, liés au nombre
neuf qui doit apparaître comme un "symbole évident pour tous".
Aussi tous les temples bahâ'is ont neuf portes, neuf côtés ainsi
que des fontaines, des allées, des portes, des colonnes et des jardins,
puis une cour, des balcons et une coupole. Le temple est entouré
d’un vaste parc à la tranquillité remarquable.
Mulago
Dérivant
de « omulago », un type de médecine protégeant
des esprits, cette colline est le siège depuis 1917, de l’hôpital
de Mulago.
|