À KAMPALA ET AUX ALENTOURS

Autour de Kampala

Mabira Forest

Aucune forêt d’Ouganda ne ressemble à une autre ; leurs sous-bois diffèrent selon l’importance des pluies, l’altitude, la nature des sols, la pente et leur passé. La forêt de Mabira reflète toutes ces différences et propose aux visiteurs différentes expériences allant de l’observation des arbres ou de la faune à une excursion en vélo à travers la forêt tropicale humide.

Pour un long parcours en forêt, il est toutefois préférable de prendre un guide. Outre sa connaissance des sentiers, son expérience vous permettra d’apercevoir les animaux et il pourra vous révéler quelques-uns uns des secrets de la forêt acquis par plusieurs générations de paysans vivant à ses abords. Cependant, soumise à la pression des populations et des industries (surtout sucrière) environnantes, la forêt est très dégradée.

Un lodge de toute beauté, le Mabira Forest Lodge, riche d’une quinzaine de chambres, devrait ouvrir prochainement.


Document : Contribution à la connaissance des insectes en Ouganda

Par Eric Cherlonneix, Ecole française des Grands lacs

Pour célébrer ce premier numéro de Karibuni Ouganda, voici le moment idéal de parler des animaux les plus nombreux aussi bien en Ouganda que sur la terre : les insectes.

Les insectes représentent un million d’espèces déjà décrites de par le monde et il en reste encore trois fois plus à découvrir et à nommer si on en a encore le temps !

En effet, et en Ouganda encore plus qu’ailleurs, la déforestation, la pollution des milieux et l’assèchement climatique font que de nombreuses espèces auront complètement disparu avant d’avoir été identifiées et répertoriées pour la Science dans les grandes collections nationales.

Malheureusement, les insectes constituent un monde très mal connu du grand public et peu de personnes en Ouganda se sont spécialisées dans la recherche entomologique, mis à part certains chercheurs en agronomie qui doivent, pour atteindre leurs objectifs, se pencher sur quelques groupes nuisibles aux récoltes et ayant un impact direct sur les cultures et l’économie, comme les Acridiens, certains Lépidoptères et quelques Coléoptères, mais ces insectes-là ne représentent qu’une infime portion de la faune ougandaise.

Les insectes qui ne jouent aucun rôle dans la vie de l’homme, comme les Libellules, les Mantes ou les Cétoines, sont complètement délaissés. De surcroît, cette méconnaissance des insectes s’accompagne souvent d’une aversion profonde, perversion d’ailleurs qui n’existe pas chez les enfants lorsqu’ils sont éduqués dans le bon sens du respect écologique : que de satisfactions pour un élève de mener à bien un élevage de Mantes et d’assister in vivo dans sa classe à la résolution complète du cycle reproductif ! Cette peur des insectes est bien sûr injustifiée car peu d’entre eux sont directement dangereux pour l’homme et on les mémorise facilement par l’observation. Les élèves savent reconnaître les espèces aux couleurs prémonitoires, le jaune surtout, qui est un signal de danger utilisé par les Papillons, les Guêpes et les Méloés dont les sucs sont riches en poison ; ils savent que les chenilles poilues sont caustiques, que les Réduves et les Bélostomes ont un redoutable suçoir à venin et que les gros Papillons de nuit sont urticants.

La liste est courte : évidemment, il y a bien les Abeilles et les Guêpes que tout le monde reconnaît ; et aussi le groupe des Moustiques dont Anopheles gambiae est le vecteur du terrible Plasmodium falciparum, source de ravages en Ouganda. Mais ces insectes sont connus du public et ne doivent en aucun cas inhiber une ouverture d’esprit et de recherche à propos de ce groupe fabuleux par sa biologie.

Par contre, le danger existe bien en Ouganda avec certains Reptiles, la faune redoutable des Araignées, des Scorpions et des Scolopendres, mais ceux-ci ne sont pas des insectes ! Pour plus de clarté, précisons que dans le règne animal comprenant une dizaine d’embranchements principaux, les Insectes sont classés dans l’embranchement des Arthropodes. Ce groupe se divise lui-même en quatre classes bien connues : les Insectes (la plus vaste), les Arachnides, les Crustacés et les Myriapodes (Mille-pattes et Scolopendres). On voit donc bien que les Araignées sont aussi éloignées des Insectes dans la classification que la classe des Oiseaux l’est de celle des Mammifères. Enfin, la classe des Insectes se divise en nombreux ordres : Coléoptères, Lépidoptères, Diptères, Hémiptères…, les plus nombreux étant les Coléoptères qui représentent à eux seuls 40 % de la classe des Insectes et 30 % des animaux vivant sur la Terre !

Par le fait de l’observation, les enfants reconnaissent bien les espèces qu’ils élèvent à l’école et s’approprient vite la classification entomologique de façon naturelle. Il est vrai cependant que la systématique des Insectes n’est pas simple mais, en Ouganda comme partout en Afrique, tous les Ordres sont représentés, d’où l’importance d’une meilleure information.

En Ouganda, la répartition des Insectes n’est pas homogène. De par sa position sur l’Equateur, le front intertropical traverse l’Ouganda deux fois par an et crée, par les précipitations qu’il apporte, des climats différents selon la latitude des régions. A cela s’ajoutent la présence de l’anticyclone d’Arabie qui dirige en janvier des vents chauds et secs sur le Nord-Est du pays, le relief particulier de l’Ouest de l’Ouganda et la présence du lac Victoria qui décharge ses pluies sur le rivage ougandais, poussé par les alizés de l’Est. Selon le district étudié, nous trouvons en Ouganda des espèces très différentes les unes des autres car les insectes sont sensibles à la moindre variation climatique.

Il reste donc beaucoup à faire dans ce petit état d’Afrique pour dresser un inventaire complet de la faune. J’invite tous les Ougandais et nos compatriotes de tous pays à visiter l’Ecole française des Grands lacs où ils seront les bienvenus pour promouvoir la recherche dans le fascinant domaine de l’Entomologie

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De Mabira Forest vers les sources du Nil en passant par le barrage des Owen Falls

En 1954, la construction du barrage des Owen Falls submergea les chutes Rippon qui marquaient jusqu’alors les sources du Nil. Avec ses 120 MW de production, la station hydroélectrique a subvenu à l’essentiel des besoins en électricité de l’Ouganda jusqu’à ces dernières années. Mais il ne répond plus aux besoins (estimés aujourd’hui à 340 MW). D’où le projet – mainte fois remis mais devant débuter en septembre 2007 – de nouveau barrage permettant de produire 250 MW en aval aux Bujagali Falls.

La découverte des sources du Nil a été en Europe, et dans toute l'aire méditerranéenne, une interrogation récurrente depuis l'Antiquité. Ptolémée fut le premier au deuxième siècle à dresser une carte à partir des légendes et des récits de voyageurs. Elle n'a trouvé sa réponse qu'au XIXème siècle, en même temps que la connaissance de l'hydrographie du Haut-Congo et du Zambèze, grâce à quelques missionnaires et explorateurs qui ont laissé leur nom dans l'histoire : David Livingstone (1813-1873), John Stanley (1841- 1904), et surtout Richard Burton (1821-1890) et John Speke, mandatés par la Royal Geographical Society, dont le but explicite était bien cette découverte. C'est Speke (1827- 1864), finalement, qui atteindra le premier en 1858 la rive sud du lac Victoria, puis en 1862 le Buganda.

Ceci dit, si le Nil proprement dit démarre à Jinja, comme le lac est alimenté par diverses rivières, on considère en général que les sources du Nil se situent plutôt à la source de la plus longue d'entre elles, au Burundi. Il s'agit de la rivière Ruvubu, qui se prolonge par la Kagera, qui elle-même se jette dans le lac Victoria. Une plaque à la mémoire de Speke a été érigée à l’endroit où la rivière sort du lac.


Jinja

Jinja est la seconde ville d’Ouganda. À l’origine, centre industriel important (sucrerie, brasserie, industrie métallurgique, …), c’est maintenant une petite ville surtout tournée vers l’agriculture – et un peu aussi vers le tourisme.

Depuis longtemps, Jinja a une particularité. L’écrivain anglais Evelyn Waugh, qui a fait étape en 1930, remarquait déjà :

À Jinja, il y a un hôtel et un parcours de golf. Ce dernier est, je crois, le seul au monde où le règlement stipule qu’un joueur peut prendre sa balle à la main (drop sans pénalité – ndlr) quand elle est tombée dans les empreintes laissées par un hippopotame. Car un très vieil hippopotame habite cette partie du lac… Au début, on a tenté de l’abattre, puis il a fini par être considéré comme la mascotte locale. Les gens qui rentrent chez eux, après une longue soirée passée à jouer au bridge, le voient assez fréquemment descendre la rue principale de son pas titubant pour rentrer chez lui. De temps à autre, pour varier ses plaisirs, il effectue un détour et traverse le terrain de golf ; c’est alors que le règlement local entre en vigueur.[4]

L’hippopotame ne passe plus dans la rue principale mais il hante encore le terrain de golf.

Où manger ?

2 Friends Guest house, bar & restaurant – 5-6, Jackson Crescent – Jinja.

Ling Ling – 30-32, Kyabazinga Way (au premier rond-point après le pont, à l’entrée de Jinja). Tél : 0772 489 616. Cuisine chinoise de bonne qualité.

The Black Lantern – Bujagali Falls. Tél : 0782 321 541, 0772 990 815.

Où dormir ?

2 Friends Guest house, bar & restaurant – 5-6, Jackson Crescent – Jinja.
Tél : (043) 122 999 (Guest House), 0772 984 821 (Restaurant)
Courriel : post@2friends.info – site : www. 2friends.info

Installé dans une maison coloniale, ce guest house propose des chambres de 27 à 38 US$.

Gately on the Nile
345, Kisinja Road - Box 1300, Jinja - Tél : (043) 122 400, 0772 469 638

Installée à deux pas des sources du Nil, cette grande maison coloniale rénovée compte 7 chambres avec salle de bains et 11 avec salles de bains partagées. Grand jardin, bon restaurant, services Internet

Ling Ling Guesthouse
4, Bridge Close. Tél : 0772 489 616 – Courriel : lingling@source.co.ug
Chambres à 30 000 Ushs (occupation simple) et 40 000 (occupation double).

Palm Tree Guest House
Adresse : 24, Kisinja Road - Jinja. Tél : 0772 500 400 et 0752 563 636
Courriel : palmtreejinja@yahoo.com
Cette ancienne résidence officielle proche des sources du Nil, propose 7 chambres à partir de 42 US$. Jardin, piscine, restaurant.

The KingFisher Safaris Resort
Adresse : Bukaya Road - Njeru- P.O Box 608, Jinja – Tél : 0772 510 197.

Situé en face de Jinja, au bord du lac Victoria, juste en amont des sources, ce village de vacances compte 42 chambres de divers formats installées dans des huttes (en dur). Grand jardin, piscine, coin jeu pour les enfants, possibilité de voyager sur le Nil en barque. De 35 à 105 US$ la nuit en formule Bed and breakfast. 

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Les chutes de Bujagali

En continuant une dizaine de kilomètres en descendant le cours du Nil (prendre à gauche au premier rond-point après le barrage), la route mène vers ce qui est – pour peu de temps encore -, une Mecque pour les kayakistes. De novembre à mars, de nombreux sportifs de haut niveau (membres d’équipes nationales, moniteurs, …) viennent profiter des eaux libres, rares à cette époque en Europe et en Amérique du Nord, pour continuer leur entraînement et partager leur passion. Mais un barrage est en prévision sur le site de Bujagali.

Pour des sportifs plus calmes, une descente en raft sera toutefois suffisante.

Quad

The All Terrain Café and Craft Shop
P.O. Box 1879, Jinja – Réservations : 0772 377 185 et 0772 869 037
Courriel : allterrainadventures@yahoo.co.uk – Site : Internet: www.traveluganda.co.ug/ata

Location de quad pour des parcours individuels ou en groupe. Dispose de chambres et d’un café qui propose des tartes, des sandwiches, des scones et des petits déjeuners toute la journée.

Rafting :

Adrift
P.O. Box 7681 – Kampala – Tél : 0772 ADRIFT
Courriel : adrift@surfthesource.com – site : www.surfthesource.com

Adrift est la compagnie la plus sérieuse 

Nalubale Rafting à Blue Mango, Old Kira Road, Bukoto, Kampala
Tél : 0782 638 938, 0782 638 939 – Courriel : bookings@nalubalerafting.com
Site : www.nalubalerafting.com 

Nile River Explorers
Equator Rafting & Speke Camp Bujagali Falls Tél : 041 259221/4 et 077 318072
Courriel : equatorrafts@equatorrafts.com - site www.equatorrafts.com
 

Hébergements…

Routard

Speke Camp est situé sur la berge, au niveau des chutes : camping, bandas et dortoirs avec vue sur le fleuve, bar et restaurant. Comme le complexe est destiné à être détruit lors de la construction du barrage, aucun travaux n’ont été entrepris depuis plusieurs années.

Eden Rock Resorts camping récent, avec bandas et depuis peu un dortoir. Bar et restaurant dans un cadre champêtre

Nile River Explorers camping qui accueille la plupart des tours-opérateurs passant à Jinja. Bandas et dortoir. Bar très bien approvisionné, bonne ambianc 

Un peu plus cher

The Nile Porch propose les meilleurs services. Chambres dans des tentes safari avec coin salon et douches, piscine, beau jardin surplombant les chutes de Bujagali. Depuis peu, chambres doubles pour accueillir les familles. De 54 à 120 US$. Site : www.nileporch.com

Le restaurant The Black Lantern constitue l’autre composante de ce complexe. Menu et carte. Nourriture de bon niveau 

Beaucoup plus cher

Jinja Nile Resort. Un peu en amont des chutes. Hôtel et restaurant au « standard international ». 102 chambres, 2 restaurants, bar, salle de conférence, piscine - à partir de 100 à 250 US$. Mada Hotels. Tél : (043) 122 190/ 

The Haven

Lodge situé à 20 km de Jinja, sur la rive ouest du Nil
Tél : 0712 110 055 et 0782 905 959
Courriel : info@thehaven-uganda.com --
Site : www. thehaven-uganda.com

Huttes (pension complète) : 50 US$/personne, tentes de luxe : 85 US$/personne, plusieurs formules de camping (« normale » et « Lazy »)

Samuka Island

Tél : 0772 401 508/9 – Courriel : island@source.co.ug

Cottages avec eau chaude et électricité solaire. De 25 à 45 US$ (petit déjeuner compris), repas (buffet) à partir de 10 000 Ushs, tarifs du bateau (à partir de 4 personnes) : 5000 Ushs.

À 40 minutes de Jinja par bateau (au départ des Sources du Nil), cet hôtel est installé dans un sanctuaire pour oiseaux (il s’agit d’un des meilleurs sites pour l’observation des cormorans à longue queue et des petites aigrettes).

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Document : A la dérive sur le Nil

Par Cam McLea

Ls cri des aigles pêcheurs dans le ciel bleu au-dessus de nos têtes, de gigantesques lézards se dorant au soleil de l’Equateur et des volées de grands cormorans chassant les poissons sur les hauts-fonds. Le plus grand fleuve du monde revient à la vie après sa sortie majestueuse du lac Victoria. Il tonne entre les îles à la végétation exubérante et bondit sauvagement dans une série de chutes spectaculaires. Le hurlement des rapides est emporté en amont par la brise. Les canots de bois s’amassent  dans les zones calmes pour voir nos rafts en action. A la grande joie des spectateurs, nous plongeons dans ce maelström et chevauchons les vagues gigantesques. Nos rafts se heurtent aux grands murs d’écume puis dérivent à travers des bassins chauds (27°C) sous les rayons de soleil de l’équateur. Voilà, dans l’écume, le meilleur du raft.

La beauté du Nil en Ouganda est à couper le souffle, inconnue de tous sauf de rares privilégiés ayant eu la chance de se tenir sur ses berges. « Me voilà sur le bord du Nil… et aucun spectacle ne peut le surpasser » John Hanning Speke, le 28 juillet 1862 lorsqu’il « découvrit » la source du grand fleuve à proximité du point de départ de nos expéditions.

En dix ans, depuis qu’Adrift a réalisé la première descente du Nil Victoria (134 ans après que Speke eut fait sa fameuse découverte), la rivière est devenue une Mecque pour les amateurs d’eaux vives du monde entier. Le Nil offre quelque chose à tout le monde, du timide n’ayant jamais descendu une rivière aux casse-cou. C’est un fleuve présentant une succession classique de longs bassins tranquilles interrompus par de puissants rapides et une multitude de bras.

Doux ou sauvage

Nulle part, le Nil ne se réduit à un seul chenal. : les multiples rapides entre les îles splendides nous autorisent à choisir des options plus douces pour ceux qui ne veulent pas s’exposer à un chavirage certain ou à des descentes solitaires à la nage des rapides. Les guides sont entraînés de manière professionnelle pour répondre aux attentes de chaque aventurier qui s’embarque avec nous sur la rivière. A ceux désirant faire une descente tranquille du Nil, nous recommandons le raft à avirons manœuvré par un de nos guides : tout ce que vous aurez à faire est de vous agripper et d’apprécier la chevauchée. Nous l’appelons avec tendresse le raft bronzette et il choisit des options rassurantes dans les rapides. Les différences entre les itinéraires choisis par le raft à avirons et les plus populaires rafts à pagaies sont souvent ténues mais peuvent changer complètement l’expérience et le plaisir que vous prendrez dans la descente du Nil.

Premier jour en eaux vives – 31 km

En avant, virage à gauche, tiens bon”. J’empoigne la corde de sécurité du raft et tiens fermement ma pagaie alors que la rivière se dérobe au-dessous de nous. Quelques secondes après je remplis mes poumons d’air, une vague géante d’eau verte s’élève au-dessus de nos têtes. Le raft se tord en même temps la proue explose dans l’écume et les gerbes d’eau irisées. Un instant plus tard, nous sommes sous l’eau. Dans nos vêtements légers pour cette journée ensoleillée, la relative fraîcheur de l’eau est bienvenue. Une seconde après, nous émergeons sur la crête d’une vague gigantesque. Le Nil est devenu montagnes russes. Un autre creux à l’avant et dans un cri de joie je m’élance dans la prochaine cataracte. J’ai fait du raft partout dans le monde mais rien n’est comparable au Nil. Quelques minutes plus tard, le raft clapote tranquillement dans le bassin en dessous du Big Brother, le rapide légendaire. Personne n’échappe à la trempette. Sourires et incrédulité tout autour. Certains d’entre nous se retournent vers l’amont pour suivre la descente du raft suivant sur la longue langue verte du rapide et le voir accélérer en direction de la première vague.

Dans les rafts à pagaie, chacun se transforme en équipier sous le commandement d’un guide professionnel. On enseigne aux pagayeurs comment profiter au maximum de la descente tout en respectant les règles de sécurité incluant le rôle des kayaks de sécurité qui accompagnent chaque descente. Le personnel de ces bateaux de sécurité est composé de kayakistes de classe mondiale qui adorent piloter leurs frêles embarcations dans les vagues gigantesques de chaque rapide en avant des rafts. Que le raft se retourne ou qu’une personne soit éjectée, ils sont à proximité pour les ramener à bord.

Le voyage commence lentement et les premiers kilomètres permettent aux guides d’entraîner leur équipage à tous les aspects du rafting sur le Nil. Le jeune fleuve entre en action aux Bujagali Falls comme s’il courrait vers le désert en aval et toute la matinée n’est qu’une succession de rapides majeurs. Alors que les rafts dérivent vers l’île de Wakisi où un déjeuner copieux et alléchant attend ses consommateurs impatients. Rien ne vaut une matinée sur le Nil pour aiguiser les appétits. Les ananas succulents, les avocats énormes, les poivrons croquants, les carottes goûteuses proviennent tous de cultures biologiques des villages voisins. Pain frais, jambon cuit, salami et tomates juteuses se combinent merveilleuse ment pour satisfaire même les plus gros appétits après cette matinée de grand air, d’eaux libres et de soleil.

Après le déjeuner tranquille sur cette belle île de Wasiki, les rafts pénètrent dans la Réserve des eaux sauvages, initiative privée de conservation mise en place par Adrift pour protéger la flore et la faune uniques des îles au milieu du Nil. Il y a plus de temps entre les eaux tumultueuses mais les rapides du Nil deviennent plus grands et plus spectaculaires. Dans le rapide Overtime (quand le Nilomètre passe au-dessus de 10 coudées), les rafts franchissent une chute haute de 4,5 mètres, se précipitent dans le toujours surprenant Retrospect puis chancellent dans The Bad Place. A Itanda, le jeune Nil possède une vigueur bien trop forte pour nos rafts et à l’approche du sommet du rapide, nous devons les porter sur la rive. De là, nous pouvons contempler le gouffre. The Bad Place est optionnel et ceux qui choisissent de le descendre n’ont qu’une petite chance de rester à bord du raft. Une fois dans The Bad Place, le raft se transforme en un cheval sauvage monté pour la première fois. Il surfe souvent sur l’énorme rouleau (probablement le plus grand emprunté par un raft commercial dans le monde), bondit, rue et se cabre comme un pur-sang sellé pour la première fois. C’est l’occasion de réaliser les vidéos les plus spectaculaires : les cavaliers sont souvent envoyés en l’air avant d’atteindre le courant et d’être balayés jusqu’au bassin calme en contrebas.

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Second jour en eaux vives – 48 km – Surf sur le Nil

Je tiens fermement ma planche et lève ma main gauche en rencontrant la faible résistance de l’eau. La planche continue à bondir comme un dauphin dans les vagues et je ne vois que du blanc. Ma bouche était fermée pour éviter d’avaler encore plus d’eau du Nil et, en une fraction de seconde, la planche est soulevée comme si une grue m’attrapait sans avertir. Je la suis et aussitôt peux reprendre mon souffle ! Nous sommes projetés avec douceur sur la face verte de la vague, sautons vers l’avant et dévalons les flots tumultueux. Un sentiment d’euphorie totale me submerge et je ramène ma main afin de me placer en face d’une autre énorme vague. Juste à ma droite, un mur d’écume s’écroule dans un goulet vert et je vire de nouveau de peur d’être repris par le maelström d’eau bouillonnante. En plus du bruissement de l’eau s’échappant de dessous ma planche et du fracas de l’eau qui s’écrase sur mes pieds et mes palmes, j’entends les sifflements et les cris de joie venant de la rive. La foule qui s’est amassée semble apprécier le spectacle.

Après une belle nuit dans le camping au milieu de la rivière sur l’île de Kadogo, vous êtes réveillé par le chant fougueux du Turaco géant ou l’appel sonore du splendide Calao à joues grises. Un solide petit déjeuner et en avant pour une seconde journée sur le Nil, avec encore plus d’adrénaline au menu et l’occasion de faire du surf de rivière. Palmes aux pieds, rassuré par les conseils des guides et la présence des kayaks de sécurité, vous pouvez surfer sur le Nil. Les légers bodies boards vous autoriseront des frissons incroyables sur les vagues du Nile Special ou de Malalu que des montagnes d’eau fraîche dévalent chaque jour. Nul besoin de faire des kilomètres sur des routes désertes à la recherche de votre évasion favorite ou l’espoir du grand frisson pour votre jour de congé, nous pouvons vous offrir une chevauchée tous les jours de l’année.

Si vous avez le temps, nous vous recommandons vivement la descente de deux jours. Vous pourrez ainsi profiter au maximum du Nil, vous reposer entre les rapides, de vous relaxer en appréciant la vue. Découvrez comment le waragi (gin à base de banane) est distillé dans des installations rudimentaires le long de la rivière, comment les pêcheurs sortent leurs prises conséquentes des profondes eaux vertes ou encore la danse de petits Glaeroles auréolés au-dessus des rapides.

 

Troisième jour en eaux vives – 48 km

Plus en aval, le fleuve file à grande vitesse et un nouveau rapide tonne pour avertir nos robustes rafts. Un arc-en-ciel se forme dans les gouttelettes là où la rivière disparaît et, surpris, un aigle pêcheur prend son envol de la rive lointaine. Le sanctuaire est un petit remous près de la rive ouest où les cormorans s’égaillent inquiets de la présence de curieux intrus. Tout le monde à bord est excité à l’idée de descendre un autre rapide qu’ils n’ont encore jamais vu et aussitôt, j’appuie fort sur les avirons et pousse le raft lourdement chargé hors du tourbillon vers le flux (courant principal). En quelques secondes, une énorme vague s’écrase sur la gauche du raft trempant tous ceux qui sont de ce côté du bateau. Annoncée par les cris d’excitation de notre équipage maintenant aguerri, un autre vague nous projette en l’air avant de s’abattre sur tout l’avant du raft. Difficile de se souvenir si tout le monde est resté à bord ; une seconde plus tard je vois le raft rempli d’eau et des sourires radieux sur les visages de mes équipiers. Ils ont survécu à un autre des rapides légendaires de la source du Nil en Ouganda.

La descente de trois jours nous donne encore plus le temps d’apprécier cette rivière incroyable. Le surf de rivière est extrêmement excitant mais aussi très fatigante. Une heure de descente est le maximum que l’on puisse faire malgré le désir de continuer. Une étape de nuit sur une autre île nous donne la chance de se relaxer, de se reposer et de profiter du site ou de passer encore un peu de temps à surfer. Selon le niveau de l’eau et la qualité des vagues, nous avons encore l’occasion de descendre en planche ou en raft avant le petit déjeuner.


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Entebbe

Fondé comme garnison anglaise en 1893, Entebbe fut la capitale administrative sous le protectorat jusqu’en 1958. On y trouve toujours quelques administrations et l’aéroport.

Il s’agit toujours d’une excellente alternative pour résider, au calme, aux bords du lac Victoria -–pour peu que vous ne deviez pas travailler au centre de Kampala – et d’un agréable endroit pour passer le week-end – quand ce n’est pas d’avoir à prendre un avion matinal ou de revenir par un avion tardif.

Loisirs

Uganda Wildlife Education Center

Tél : (041) 320 520 – 322 169 – Courriel : info@uweczoo.org
Site : www.uweczoo.org

Il s’agit du « Zoo d’Entebbe » où il est possible de voir quelques spécimens très rares. Un lieu fascinant où un sentier forestier d'environ 100 mètres vous permettra de voir des animaux recueillis par ce Centre, notamment des rhinocéros, plus de 200 oiseaux, des plantes médicinales et une foule d'autres choses passionnantes. A proximité du zoo partent les navettes pour l’île de Ngamba (Chimpanzees Island Sanctuary).

Botanical Garden

Le jardin botanique date de 1898. Il se trouve à proximité du Botanical Beach Hotel (route à gauche avant l’hôtel). La visite de ce jardin plus que centenaire est assez décevante : il ressemble plus à un parc public (avec pique-nique disco en fin de semaine) qu’à un jardin botanique. La signalisation est quasiment inexistante. Quelques beaux arbres cependant.

Entebbe Sailing Club

Tél : 0772 200 035 – Courriel : esc@entebbesailingclub.com

Site : www.entebbesailingclub.com

Un superbe club de voile : port abrité, plage de sable fin, club-housse, piscine et location de dériveurs type « Laser » à des prix très raisonnables (20 000 Ushs pour les membres, 40 000 pour les non-membres). Ambiance sympathique et familiale : la destination idéale pour les fins de semaine.

Entebbe Golf Club

Entebbe Road, à côté du Windsor Lake Victoria Hotel, à l’entrée d’Entebbe

Golf à 18 trous avec vue sur le lac. Permet de faire un changement avec le golf de Kampala et a l’avantage d’être moins fréquenté en fin de semaine.

Restaurants, bars,…

Pour continuer dans la veine loisirs…

China Garden restaurant

Kampala Road, en face du Kwiksave Supermarket

Grandes portions de nourriture excellente à des prix très abordables.

Entebbe Ssese Gateway Beach - Victoria Cafe

Sur la route Entebbe-Kampala, à « Kitubulu », juste à la sortie d’Entebbe au bord du lac

Tél : 0772 967 009

Le meilleur “fried fish” d’Entebbe

Four Turkeys

Kampala Road
Tél : 0772 463 978

Bar et Restaurant très fréquenté par les « expats ». Snacks pour des petits prix comme hamburgers et sandwiches.

Golf Nest

Au Golf Club d’Entebbe.

Restaurant avec vue sur le golf. Bonnes grillades, le tilapia grillé est la spécialité de la maison

New Africa Inn

Kampala Road, à proximité du Rendez vous Club

Windsor Lake Victoria Hotel

Restaurant indien au 1er étage.

Samedi : buffet-BBQ le soir - Prix très raisonnables

Hôtels et Chambres d’Hôtes

Entebbe n’est pas souvent une destination de fin de semaine mais on peut être amené à y séjourner en cas d’arrivée tardive ou de départ matinal en avion.

Airport Guest House

17, Mugula Road¸- Tél : (041) 370 932, 0772 445 805 et 0772 370 263
Couriel : Postmaster @gorillatours.com

Airport View Hotel (tout un programme!)

34, Kiwafu Close. Tél : (031)2 261 754 – 5, 0772 200 391 et 0772 507 975
Courriel : info@airportviewhotel.com et airportviewhotel_entebbe@yahoo.com

Botanical Beach Hotel

Tél : (041) 320 800 – 806 - Courriel : ibbhotel@afsat.com 

Central Inn

45-47, Church Road. Tél : (041) 322 386 et 0772 367 004 

Entebbe Flight Motel

20, Queens Road. Tél : (041) 320 812
Le comble du bon goût : l’avion ET la voiture 

Entebbe Resort Beach

15-17, Mpigi Close. Tél : (041) 320 999 – 244 – 914 

Entebbe Tourist

33-35, Church Road. Tél : (041) 320 432 – 244, 0712 849 973 et 0782 620 140 

Imperial Resort Beach Hotel

Tél : (041) 303 000 – Courriel : information@irbn.com

Hôtel de luxe avec pas mal de grandiloquence et de mauvais goût : des palmiers en plastique par exemple. 

Palm Resort Beach

Tél : (041) 321 480, (041) 320 840 et 0772 508 939 - Courriel : palmresort@utlonline.co.ug 

Sophies’s Motel

Tél : (041) 320 885 et (041) 321 370
Courriel : smotel@africaonline.co.ug et sophies@one2netmail.co.ug

The Boma

20A, Julia Sebutinde Road
Tél : 0772 467 929 et 0782 441 830 – Courriel : thebomaentebbe@infocom.co.ug

 Victoria Inn

Tél : (041) 321 640 

Windsor Lake Victoria Hotel

19-21, Circular Road Entebbe
Tél : (041) 320 645 – 238 – 691 et 078 310 100
Courriel : Windsor@imul.com

L’ancien grand hôtel d’Entebbe. A perdu un peu de sa jeunesse mais pas de son charme.

HAUT

Uganda Wildlife Education Center

Tél : (041) 320 520 – 322 169
Courriel : info@uweczoo.org – Site : www.uweczoo.org

Le zoo propose des bandas et des chambres à des prix très raisonnables 

Shopping

Quelques bonnes adresses pour ceux qui choisissent de vivre à Entebbe. Il est à noter que les marchés aux poissons et aux légumes proposent des produits frais à des prix un peu inférieurs à ceux de Kampala. 

Pearl Super Market
Kitoro Road, à côté de Nile Bank (Coca Cola Triangle)
Tél : (041) 320 754 et 0772 501 790 (numéro du propriétaire)

Alimentation générale 

Jk Mini Price Supermarket
8, Nyondo Road (en face de Kitoro Market)
Tél : 0782 284 266 

Kwiksaye Convenience Supermarket

Kampala Road

Alimentation générale 

Dm dry cleaner and laundry services
1B, Kitoro Road – Ouvert de 8 à 21 h
Tél : 0772 939 261; 0772 474 723 et 0712 885 921

Nettoyage à sec dans la journée sur demande 

Surfing Corner
Kampala Road (rez-de-chaussée du du bâtiment d’URA)

URA- bâtiment)
Tél : (041) 322 106
Informatique, café internet, vidéo… 

Prime
24, Kampala Road
Tél : (041) 321 666

Informatique, téléphone, papeterie, produits électroniques 

Nelly’s car hire
Kampala Road
Tél : 0772 522 272 / 1

Location de voitures, transfert à l’aéroport, agence de voyages 

Kisubi digital studio
16, Kampala Road (en face de Stanbic Bank)
Tél : 0772 506 499 

Video library “The purple rabbit”
Kampala Road
Tél : (041) 320 097

Services médicaux

Victoria Medical Centre

Julia Sabutinde Road (ancienne Gower’s Road)
Tél : (041) 320 956

“Polyclinique” pour tous soins médicaux

Entebbe Main Hospital

Kampala Road
Tél : (041) 320 637 - 585

Hawa Pharmacy

Kampala Road (à côté de l’immeuble d’URA)

Divers

Entebbe Post Office
Apollo Square
Tél : (041) 322 552

Bageine & Company Ltd - Real Estate & Managing Agents
Apollo Square
Tél : (041) 258 117 et 0712 855 067

Succursale de la compagnie basée à Kampala, Worker’s House 7ème Étage. Tél : (031) 260 004

Agence immobilière

HAUT

Karibuni Ouganda - Edition 2007, Assemblée des Français de l'Etranger (AFE)
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